L’autre soir, ça m’est arrivé à nouveau.
D’un coup.
Je n’y ai absolument pas pensé quand je suis descendue dans ce sous-sol, entourée de tout ce monde. Quand je me suis dirigée dans cette salle sans fenêtre, après avoir traversé un couloir et une autre pièce. Quand je me suis assise au milieu des autres.
Les sièges étaient serrés. Très enfoncés dans le sol. Il ne se passait rien. On attendait que tout le monde s’installe.
Et l’angoisse est arrivée.
Cette sensation d’étouffer.
Je regardais autour de moi, me retournais encore et encore, me disant qu’il y avait encore un paquet de monde qui devait s’installer, qu’on allait être très nombreux dans cette petite salle au sous-sol, loin de l’air, de l’espace.
Je commençais à paniquer. A avoir envie de fuir. Un seul siège seulement me séparait de l’allée, de la liberté, de l’échappatoire. J’ai failli demander à la personne qui l’occupait d’échanger sa place avec la mienne car je ne me sentais pas bien. J’étais prête à prétexter des nausées, n’importe quoi, pourvu que je sois près de l’allée. De la sortie. De l’espace.
Puis les gens ont cessé d’arriver. La salle ne s’est finalement remplie que d’une petite moitié. L’animation a commencé, et a capté toute mon attention. Je n’irais pas jusqu’à dire que je me suis sentie super à l’aise d’un coup, mais je n’avais plus cette angoisse qui me serrait.
Ça faisait longtemps.
Ils ont dit