(nouvel article « En vrac » déguisé sous un autre titre)
Vous connaissez tous cette loi ? Le principe de la tartine beurrée qui tombe toujours du côté du beurre ? Plus généralement, selon cette loi : « Tout ce qui est susceptible de mal tourner, tournera nécessairement mal. » Et on a tous dans notre quotidien des milliers d’exemple à raconter.
Voici les miens :
- un matin, je suis en retard, au moment de partir je réalise que j’ai oublié de préparer ma « gamelle » de bouffe. Je fonce au frigo, prend un plat de nourriture déjà cuisinée exprès, un tupperware, me saisit d’une cuillère, la plonge dans le plat et là, loi de Murphy oblige, tout s’envole !
Oh, je suis habituée. Avec moi, les verres à pied tremblent à l’idée d’épandre leur contenu sur la table, ou d’être brisés. Avec moi, les objets sont pris d’une envie subite de liberté et s’échappent de mes mains de toutes les manières possibles.
Mais il n’y a pas qu’avec les objets que je vis la loi de Murphy.
- vous savez tous maintenant que je suis du genre cafardeuse chronique. Je pleure souvent. Tout à l’heure, coup de cafard ; j’attends d’être dans ma voiture, en rentrant du boulot, pour laisser les larmes couler. J’avais des courses à faire. J’arrive au magasin, sèche mes larmes avant de sortir de la voiture, constate qu’il n’y a pas grand monde, heureusement, et vais faire mes quelques courses, les yeux rouges.
Bien sûr, il a fallu qu’une connaissance vienne également faire ses courses. Elle m’a regardée d’une bien étrange façon. Je ne sais pas si c’était mes yeux ou… ma nouvelle couleur de cheveux.
- oui parce que je suis allée chez le coiffeur. Je voulais un peu de changement. Un peu. Sauf que là, avec la couleur que j’ai, c’est plutôt radical. Pour une fois que je fais une couleur… Quand je me regarde dans un miroir, je m’exclame : « Mais, Madame, que faites-vous chez moi ? » Bon je vais m’y habituer… J’aime bien, ça change. Et puis on va bien voir ce que ça donne niveau « séduction », avec cette couleur.
- eh bien justement, avant de me faire faire cette couleur, j’ai plu. Eh oui. A deux garçons même. Eeeeh oui. Mais souvenez-vous : « Tout ce qui est susceptible de mal tourner, tournera nécessairement mal. » Figurez-vous que parmi ces deux garçons, l’un habite loin, et ne se voit pas trop entamer une relation à distance (bon moi je ne sais pas si j’aurais voulu, hein, mais là n’est pas la question). Et l’autre… Ben, il est pris.
Eh oui.
- pas grave, je vais me plonger dans le travail pour oublier le désert sentimental que je traverse. Mais loi de Murphy : non seulement je ne me lance toujours pas dans une nouvelle carrière, mais en plus, j’ai la désagréable impression que rien ne va bouger.
J’explique : j’ai eu un entretien pour parler de l’évolution de mon poste. J’ai exprimé mon ras-le-bol de faire les trucs à la con qu’on pouvait me demander, parfois. Et je pense avoir été entendue. Mais au final, mon poste n’évolue pas tant que ça, en fait… Ce n’est toujours pas très clair. Et j’ai eu la perspective du Grand Saut, là, devant moi. J’aurais pu dire : « Bon ben je me casse ». Mais j’ai eu peur. Peur du vide. Peur de me retrouver à ne rien faire. Je n’y arrive pas à le faire, ce Grand Saut. Mais dois-je le faire ?
Ils ont dit